Recruté en sortie d’école de commerce à l’Inspection Générale, je suis immédiatement parti en mission à l’étranger sur le métier historique du Groupe. En moins de deux ans, j’ai réalisé des missions sur des thématiques variées (crédit, assurances, gestion financière, finance de marché, conformité réglementaire et sécurité financière) et un périmètre large (caisses régionales, siège et filiales). J’ai rencontré en interne tous les profils, du sachant au dirigeant, et essayé de développer des qualités complémentaires en me préparant à devenir moi-même manager, au sein de l’Inspection. Je vois avant tout l’Inspection comme une Ecole qui me donne des outils méthodologiques, un accès privilégié à la technicité des métiers et la possibilité d’encadrer et de former très jeune.

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Quelle serait votre description du poste de « intitulé de poste » ?

Mon métier ne se réduit pas à l’audit. A mes yeux, l’audit est une technique d’écoute, d’analyse et de compte-rendu que l’on transmet aux juniors pour les former à la rigueur. C’est un socle nécessaire à partir duquel j’apprends davantage : décrypter une information confidentielle et responsabilisante sur la stratégie du Groupe, échanger avec des cadres dirigeants qui portent cette stratégie à tous les niveaux et assumer un positionnement fort face une direction générale. Surtout, je ne vois pas le contrôle comme la finalité de mon poste, et de loin. Mon objectif en tant qu’inspecteur est de résoudre des problèmes opérationnels relevant de la bonne gestion, de la pertinence d’une stratégie ou du respect de la réglementation. Dans mon métier, je garde en tête un élément essentiel : l’Inspection a vocation à défendre ultimement les intérêts du Groupe.

Ce rôle de garant dévolu à l’Inspection tient à une raison simple : elle la seule direction à bénéficier d’une vision exhaustive de l’ensemble des entités du Groupe. Je considère qu’un inspecteur est par définition plus qu’un auditeur dont il maîtrise les codes et domine le champs de vision ; il est aussi davantage qu’un consultant dont il comprend l’influence mais la surpasse par son impact opérationnel direct. En somme, je dirais que l’inspecteur est d’abord porteur de la vision Groupe, dont il promeut les bonnes pratiques et protège les intérêts.

Quels sont les grands temps fort de votre métier sur l’année ?

Notre année de tournée, c’est trois missions de trois à quatre mois chacune, au siège, en région ou à l’étranger. C’est un rythme que je trouve cadencé et intense, surtout en investigations, mais qui est largement compensé par des temps de repos entre chaque « vague » de mission. Dans le cadre d’une mission, je perçois les phases d’investigations auprès des opérationnels comme les plus riches d’enseignements puisqu’elles me permettent d’approfondir la compréhension des métiers.

In fine, je trouve que les phases de restitution à la gouvernance sont un temps fort du parcours. Ces moments clefs font la crédibilité de l’Inspection en étant un gradient de la qualité des échanges que nous avons menés en équipe, de la pertinence de notre analyse et de la justesse de notre propos.

Pouvez-vous nous décrire une journée type ?

Ma journée type variera en fonction de la phase de mission, la plus importante étant celle d’investigations. Je trouve que ma journée est bien remplie quand j’ai eu un temps pour moi, c’est-à-dire de réflexion personnelle, un deuxième d’entretien (opérationnel ou dirigeant), et un dernier de restitution à mes collègues qui me challengent (débriefing ou rédaction de conclusions).

Au-delà de ces aspects strictement professionnels, je considère que la vie de l’équipe est primordiale : les déplacements sont longs et poussent à développer aussi des soft skills qui permettent de tenir le rythme jusqu’au terme de la mission.

Quel parcours faut-il avoir pour accéder à votre poste et quelles sont les possibilités d’évolutions ?

Par principe au sein de l’Inspection, tous les parcours ont leur place. Je ne me sentirai pas à l’aise dans l’entre-soi. Chaque spécialité permet d’appréhender rapidement une activité donnée. Pour autant, l’Inspection a vocation à former des managers complets qui ont une vision transverse d’un Groupe financier.

Il ne faut donc pas s’attacher à un profil type : l’Inspection forme des généralistes touche-à-tout. C’est un luxe que ne m’offrent pas d’autres métiers, si attarayants soient-il. En cela, la mobilité et la promotion internes, qui sont dans la génétique du Groupe, sont valorisées.

Entrer à l'Inspection, c'est défendre les intérêts d'un Groupe mutualiste, au service du sociétaire et du client.

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Quels messages, souhaiteriez-vous transmettre aux personnes qui se projettent sur un poste similaire au votre ?

Dans votre parcours à l’Inspection, vous allez rencontrer une grande diversité de professionnels et de situations. En étant ouvert à cette curiosité que le métier suscite, vous allez pouvoir vous mettre rapidement dans la peau de vos interlocuteurs pour en retirer le meilleur. Vous allez probalement aussi rechercher des qualités de compromis, voire à plus grande échelle de diplomatie. Il n’en reste pas moins que le métier requiert surtout d’aimer convaincre : je crois qu’il ne faut pas se vexer de la contradiction, inhérente au métier, mais chercher à la dénouer coûte-que-coûte.

Pour conclure, je conseille avant tout de bien s’imprégner de la culture du Groupe pour ne pas se tromper de porte : l’histoire du Groupe a été façonnée par des banques coopératives qui en sont encore et toujours l’actionnaire stratégique. Entrer à l’Inspection, c’est défendre les intérêts d’un Groupe mutualiste, au service du sociétaire et du client.

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